Serge Lutens Mon Maroc

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LORSQUE SERGE LUTENS RACONTE MARRAKECH, CONNUE EN 1968, IL EN PARLE COMME D’UNE FEMME: “…à tous égards, elle fut mienne: un éveil, un recours car, par les odeurs, les sons, les couleurs, la lumière, je fus happé, pris dans le remous de la foule qui m’enveloppait, telle une incubation en ventre chaud…”, d’une mère peut-être puisqu’à son contact, il avoue que son odorat s’est éveillé.

Son installation depuis plus de vingt ans dans cette ville qui “joue le rôle de la sorcière de poussière, de lumière violente, de pans d’ombre formée, de neige, de palmiers… Elle est sorcière et alchimiste. C’est une armoire à poison d’où l’on sortirait une merveille.” a permis à ce discret conteur et poète provoquant parfois, de trouver ses (re)pères, lui, né pendant la guerre, en 1942, et n’ayant pas vraiment connu ses parents.

Connu aujourd’hui pour ses parfums, Serge Lutens a aussi eu un talent fou comme coiffeur, puis maquilleur et photographe. Les sens en éveil, la mémoire en alerte, sans nostalgie, ce dévoreur de livres qui manie les mots avec aisance et fascination intrigue toujours. On l’imagine vivre en ascète à Marrakech, pourtant c’est là qu’il semble avoir trouvé, si ce n’est une paix du moins ce qui s’en rapproche le plus, une liberté.

Serge Lutens a photographié le Maroc et après avoir plongé dans ses souvenirs, il livre ici cinq de ses clichés, inédits, sur Son Maroc, plein d’émotion, de sensibilité et d’ardeur.
www.sergelutens.com

« Le khôl et ses instruments », photographie de Serge Lutens
Un marteau, des pointes de porc-épic, des
fioles de bois et, tant pis, je vends la mèche, si ce n’est afin que la beauté explose, qu’une fois posée, que la poudre peut alors l’enflammer.

 

« Flacons de parfums et moucharabieh », photographie de Serge Lutens
Du Marocain, le sang est le parfum et, sachez-le, je l’ai saigné !

 

« Fibules sur tissus aux motifs berbères », photographie de Serge Lutens
Retenir une étoffe, l’empêcher de glisser par ces deux petits boucliers qu’on appelle fibules.

 

« Ela », Photographie de Serge Lutens, 1977
Mettre un voile, c’est porter la nuit.

 

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