Les Palais de Fès Patrimoine Architecture

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Combien sont-ils ces palais à Fès qui ne se découvrent qu’une fois la porte ouverte, aux ornementations que l’on ne peut même pas imaginer de l’extérieur? Un millier, dit-on. Leur histoire est parfois mêlée à celle du pays et de la ville, aux complots et tractations politiques. La plupart ont été abandonnés, complications d’héritage, familles déchues, entretien coûteux; il n’est pas facile de connaître les vraies raisons de la fragilité de ces beautés du patrimoine.

Renouveau

Palais Mnebhi
Rien n’a changé ou si peu. Cette maison, «Dar Mehnebbi», a été restaurée à l’identique grâce (toujours) au travail des artisans. Devenu un restaurant réputé qui accueille les groupes de touristes dans la tradition de la gastronomie fassie, le Palais Mnebhi a une histoire particulière.
Cette demeure, construite au 19ème siècle, appartenait au ministre de la défense, Mehdi Mnebhi, sous le règne du sultan Moulay Abdelaziz. C’est ici que le traité de Protectorat entre la France et la Maroc a été signé. D’ailleurs, en 1912, le général Moinier puis le maréchal Lyautey y ont habité.
Le sol du grand patio est recouvert de zelliges. Deux fontaines, l’une en marbre et l’autre en zelliges, attirent le regard. Les grandes pièces au rez-de-chaussée sont ornées de plâtre et de bois peints. Le lieu, entretenu avec attention, est ouvert à la visite. Monsieur Ahmed Sentissi, descendant de la famille propriétaire du palais depuis l’indépendance, veille aux moindres détails.

15 rue Souiket Ben Safi.
T : 05 35 63 38 93

Bientôt

Palais Mokri
La famille Mokri, originellement «Moqri», était nombreuse, gravitant dans l’entourage personnel et politique des sultans, et chaque génération, au fil du temps, y est allé de son riad ou son palais. Il y a donc dans la médina de Fès plusieurs lieux qui portent le même nom. Celui-ci est original dans sa conception. Le quartier dans lequel il est situé regorgeait de vergers et certains font ainsi partie intégrante de ce sublime palais qui devrait être bientôt réhabilité.
Sur un hectare, il se compose de trois terrasses, aménagés en jardins. Son architecture de la fin du 19ème siècle conserve la configuration d’un palais avec patio et ornementation détaillée et raffinée. Au fond du jardin, le hammam est bien préservé.
Le lieu est privé, il n’est pas ouvert aux visites; les travaux de restauration assurés par l’architecte Rachid Haloui doivent débutés prochainement, il redeviendra magnifique!

 

Un jour…

Il y a un dar que l’on ne devine pas et qui n’est pas accessible aux non-initiés. L’endroit est sublime, étonnant et… très abîmé. Abandonné depuis des années, il date de la fin du 19ème siècle. La découverte de balcons en fer forgé donnant sur le jardin intérieur est surprenante.
Il n’est pas le plus grand ni le plus prestigieux mais tout ici est d’une délicatesse et d’une originalité ravissantes. Des rumeurs annoncent sa résurrection…

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