Les Habous, l’autre médina Les Incontournables

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Il existe un endroit à Casablanca que tous les touristes visitent à coup sûr. Si le quartier des Habous satisfera vos envies de shopping, vous y trouverez un choix varié d’artisanat marocain, il a été avant tout conçu pour répondre à la forte démographie que Casablanca connaît au début du 20ème siècle.

Henri Prost charge Albert Laprade de dresser les plans de cette médina «moderne» mais très vite, celui-ci suit Lyautey à Rabat. Ce sont alors les jeunes architectes Auguste Cadet et Edmond Brion qui prennent la relève et conçoivent les plans de ce nouveau quartier dont la construction s’étalera sur plus de 30 ans. Situé à côté du palais du sultan, construit en 1917 par les frères Pertuzio, et son jardin andalou dessiné par Forestier, les Habous sont d’inspiration néo-mauresque.

Sur ce terrain légué par le commerçant Haïm Bendahan aux fondations pieuses marocaines, nommées Habous, les Français décident de reloger les Marocains venus de tout le pays qui s’entassaient dans la médina et aux abords de la cité. D’ailleurs, c’est à cette époque que le mot «bidonville» fut introduit dans le vocabulaire, puisque les bidons découpés servaient à la construction de baraques sommaires.

Pour ne pas les dépayser, le quartier se calque sur le principe d’une médina traditionnelle, avec les rues aux larges arcades et les multiples commerces. Les habitations sont situées tout autour, dans les ruelles, avec hammam, toilettes publiques,…. Ces nouvelles installations, avec système d’égouts, plaisent aux négociants et notables venus de Fès et ce sont eux qui, les premiers, occupent le quartier.
Cette appropriation des Habous par les Marocains montre bien que les architectes avaient une réelle connaissance de leur mode de vie. Une des premières constructions a été bien sûr la mosquée Moulay Youssef en 1923. Une seconde, la mosquée Sidi Mohamed, verra le jour en 1936.
Aujourd’hui, les Habous attirent toujours autant grâce à ses boutiques, son marché aux olives, et le quartier est réputé pour ses commerces d’habits traditionnels. Le café sur la grande place vous permet d’observer les allées et venues des habitants mais une visite doit aussi absolument passer par la pâtisserie Bennis et depuis peu, par le seul restaurant qui se trouve à deux pas de l’entrée principale, Zayna.

Dar Al Ala
Jeudi en fin d’après-midi, des adolescents se réunissent au cœur des Habous. Ils font partie de la chorale de Dar Al Ala, initiée depuis 2010 par l’Association des Amateurs de la Musique Andalouse du Maroc. Le siège est installé dans une maison traditionnelle qui a aussi été aménagée en petit musée.
Invitée dans des événements, la chorale se produit à l’international et surprend toujours par la jeunesse de ces membres qui s’intéressent à une musique souvent mal perçue par la nouvelle génération.
L’occasion si vous êtes dans le coin d’essayer d’y entrer et d’écouter cette musique arabo-andalouse appelée Al Ala au Maroc.
17, rue de la Fontaine.

 

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