La Kasbah des Oudayas Les Incontournables

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On ne se perd pas dans les Oudayas. On s’y retrouve, soi-même.
La légère montée qui y mène est le prolongement des remparts de cet ancien camp fortifié fondé en 1150 par le souverain almohade Abdelmoumen.
La grande porte, vous l’avez remarquée, vous vous êtes arrêté devant pour l’admirer. Elle est un chef d’oeuvre de l’architecture militaire des Almohades. C’est durant le règne du sultan Yacoub el Mansour qu’elle a été bâtie et nommée Bab al Qasr, la Porte du Palais. Celui-ci a complété la forteresse par une longue muraille de plus de 5 km réalisée à la fin du 12ème siècle.
En continuant, après un tournant, vous tomberez alors sur la rue principale, peu commerçante, un vendeur de jus d’orange rafraîchissant, un autre de nougat délicieux, une galerie de peinture.
La voirie est hiérarchisée, depuis cette rue qui relie la grande porte à la mosquée et les ruelles jusqu’aux impasses.

En arpentant la Kasbah des Oudayas, vous serez tout de suite charmé par ces maisons peintes à la chaux blanche et bleue, ces plantes et fleurs installés par les habitants, ces points de vue qui s’ouvrent sur l’océan, cette ambiance inspirante et sereine. Vous comprendrez pourquoi plusieurs artistes y habitent.
En poursuivant sur cette rue, vous arriverez au sémaphore. Une plateforme, installée pendant le protectorat, où tout le monde atterrit et qui offre une vue totalement dégagée sur l’océan et la médina de Salé.

En descendant, vous ne manquerez pas le Café Maure, étape obligatoire avant de plonger au coeur du jardin. Même Lyautey a succombé à cette forteresse et a ordonné l’aménagement d’un jardin andalou. On ne devine pas son existence de l’extérieur, il abrite les amoureux, les étudiants, les voyageurs,…
La Kasbah des Oudayas, classé monument historique depuis 1914, renferme aussi un musée dans l’enceinte Moulay Rachid qui date de la dynastie Alaouite, qui règne au Maroc depuis le 17ème siècle. A l’origine, elle était une demeure princière.
Lorsque la visite sera terminée, que vous aurez franchi la porte, vous aurez un petit pincement, comme une envie, tout de suite, d’y retourner.

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